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COGNITIF



Postulat : Ce sont les distorsions de la pensée qui sont la cause du jeu compulsif.

L'arrêt de la pensée

  • Lorsque l'impulsion à jouer est détectée, le joueur peut se pincer le poignet avec un élastique tout en se criant dans sa tête : STOP ! La pensée est alors arrêtée et remplacée par une alternative déjà prévue.


Restructuration cognitive (Taber et Chaplin, 1988 ; Gaboury et Ladouceur, 1997)

  • Ce sont les pensées irrationnelles qui sont la cause principale du comportement de jeu compulsif. Les pensées irrationnelles consistent à croire que les résultats du jeu  sont imputables aux compétences personnelles, au destin, etc.  plutôt qu'au hasard.

  • La diminution de ces pensées, tel que mesurée par un auto-rapport écrit, une technique de verbalisation des pensées irrationnelle ou une observation directe, devrait conduire à une diminution de la motivation à jouer et un arrêt du comportement de jeu. Donc, le traitement doit chercher à changer les pensées irrationnelles en pensées consistantes avec la réalité.

  • Taux de succès : Les études qui mesurent l'abstinence (l'arrêt du comportement de jeu) sont constituées de très petits échantillons (entre 3 et 5 sujets), ce qui rend les résultats difficilement généralisables à la population des joueurs.


MÉLANGE DE TECHNIQUES

  • Le programme de Sydney (Allock, 1994)

  • Thérapie de support.

  • Port d'une carte sur laquelle 3 faits concernant les conséquences de son comportement de jeu sont énoncés (ex. : le jeu affecte mon mariage, j'ai perdu 6000 $ dans les 6 derniers mois, je ne gagne qu'à 10 % des mises). Mise dans le portefeuille, la carte peut être vue chaque fois que le joueur a besoin d'argent.  Il n'y a pas de données sur l'efficacité de ce programme.

 

  • Arrêt de la pensée et thérapie béhaviorale

  • Arrêt de la pensée

  • Plan de paiement des dettes

  • Apprentissage de mécanisme de gestion du stress

  • thérapie maritale

  • G.A 

 

  • Correction des verbalisations irrationnelles et thérapie béhaviorale (Sylvain, Ladouceur & Boisvert, 1997)

  • Restructuration cognitive; correction des verbalisations irrationnelles

  • Résolution de problèmes (méthode de Goldfried et Davidson, 1976) en 5 étapes :

  • Définir le problème.

  • Prendre de l'information sur le problème.

  • Générer différentes solutions.

  • Faire une liste des avantages et des désavantages pour chaque solution.

  • Implanter et évaluer la solution choisie.

  • Enseignement d'habiletés sociales

  • Prévention de la rechute

  • Succès : Le taux de succès n'est pas basé sur l'abstinence. 86 %, i.e. 12 des 14 sujets qui ont suivi le traitement ont descendu leur score en déca d'un certain score-critère dans au moins trois des cinq  mesures employées. Il n'a pas été démontré dans la littérature qu'un lien direct est établi entre ces mesures (sentiment de contrôle et d'efficacité personnelle, désir de jouer, etc.) et le comportement d'abstinence au jeu. La fréquence du jeu, qui a pourtant été mesuré n'entre pas dans ce résultat.

  • Petit échantillon (14 sujets). Non généralisable. Ne s'applique qu'aux joueurs ayant commencé à jouer tôt (et donc avec problèmes les moins lourds), Les autres cas ayant abandonné le traitement de façon significative. Possibilité que les abandons soient dus au traitement (80 %, i.e. 8 sur 11 des abandons ont eu lieu dans le groupe " traitement " vs " contrôle " 3 sur 11).

  • Le même traitement existe pour les adolescents. Cependant, l'accent est mis davantage sur l'apprentissage des habiletés sociales.

  • Beaucoup de techniques cognitives sont employées conjointement avec d'autres types de traitements (G.A., familiale, de couple, etc.).

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