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de nourriture ou déplacée sur les enfants, violence physique ou verbale, absences (de corps ou d'esprit), etc. 

  • La sexualité : Quelques problèmes discutés : intérêt sexuel remplacé par l'absorption dans le jeu et/ou impuissance sexuelle ;  ou au contraire, comportement de risque et de compulsion avec le sexe (infidélités multiples), tout comme avec le jeu. Relations sexuelles servant à se " faire pardonner " pour les pertes monétaires. Partenaire égocentrique (l'autre partenaire doit alors apprendre à exprimer ses demandes et désirs). Refus de relations dans un but de vengeance. Peur de se mettre en état de vulnérabilité émotionnelle dans une relation d'intimité, etc. Des rencontres avec un sexologue peuvent être requises.
  • L'intimité émotionnelle : Consiste en un sentiment de confiance, de vulnérabilité mutuelle et de partage des émotions. Les problèmes à ce niveau viennent de la longue période de heurts, de colère et d'aliénation reliée au jeu. Ils viennent aussi de la perpétuation intergénérationnelle de ce " pattern " (famille ou l'amour n'est pas exprimée, sinon sous forme de cadeaux ou d'argent). Chaque membre du couple apprend à devenir émotionellement sensible aux sentiments et aux besoins de l'autre et à exprimer les siens de façon claire et directe. Pour ce faire, utilisation en thérapie de jeux de rôle, de techniques de résolutions de problème et d'autres approches.
  • Dépendant des besoins de chaque couple, différentes combinaisons de thérapies seront requises : le couple seul ou en groupe de couples, chaque membre individuellement, thérapie psychoéducationnelle (apprentissage de compétences), participation au G.A. et GamAnon.
  • Taux de succès : non évalué.


BOYD & BOLEN (1970) et TEPPERMAN (1985)

POSTULAT

  • Le comportement de jeu est le symptôme des problèmes du couple. Le choix du comportement de jeu comme mode adaptatif au stress est dû à la reproduction du pattern des parents.

BUTS

  1. Rendre le couple conscient que chacun joue un rôle pour tenir le mariage en vie. La femme est " la martyre " et le mari " le joueur compulsif malade ".
  2. Travailler autant sur le problème du jeu que sur la compréhension de la cause et la résolution des conflits psychiques personnels.


TRAITEMENT

  • Thérapie exploratoire et pas trop structurée. 1 fois par semaine pendant un an. Thérapie individuelle (1 couple) ou en groupe de 3 à 4 couples (Boyd & Bolen, 1970).
  • Ou programme structuré reprenant les 12 étapes des G.A. Donc, 12 séances reliées à chacune des étapes (Tepperman, 1985).
  • Dans les deux cas, la thérapie se scinde en 3 phases : 1) période de plaintes et d'arguments à propos de ce qu'il vit de la part de chacun des membres du couple. 2) période de dialogue ou chacun essai de comprendre l'autre. 3) le thérapeute rend explicite le jeu que joue les deux membres du couple (" martyre et malade ").
  • A ce moment, le joueur résiste mieux à l'attraction du jeu, mais la femme commence à montrer des signes de dépression, car la responsabilité est maintenant sur les deux membres du couple.


EFFICACITÉ

  • Une étude a démontré qu'autant de personnes du groupe de joueurs que du groupe contrôle étaient retournées au jeu. Ce type de traitement, lorsqu'il est seul en place ne semble pas trop efficace.


L'INTENTION PARADOXALE (walker, 1985)

  • Utilisée avec les couples dont le joueur refuse la thérapie.
  • La femme revient de la séance complètement défaite, en disant à son conjoint que le thérapeute lui a affirmé qu'elle devait se résigner à une vie de dettes et de malheur, le jeu compulsif étant incurable.
  • Le joueur devient en colère face à la façon dont ces propos tranchants ont blessé sa femme et cesse de jouer.
  • Efficacité : non vérifiée. 1 seul sujet traité.


HARRISON & DONNELY  (1987)

  • Apprentissage des compétences de communication comme l'écoute active (écouter en se " mettant à la place " de l'autre) et l'ajustement sexuel.

GAMANON

  • Groupe de support pour les conjoints de joueurs. Fonctionne selon le même principe que les G.A.

 

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