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THÉRAPIE BASÉE SUR LA CODÉPENDANCE ( bio-psycho-sociale )

PROGRAMME MULTI-DIMENTIONNELS (Schwarz et Lindner, 1992)
(Programme de traitement interne implanté en Allemagne)
Basé sur une approche bio-psycho-sociale (où le client est perçu comme un être biologique, psychologique et social : tous ces aspects sont donc traités).


TRAITEMENT

  • Le traitement est offert à une clientèle souffrant de dépendances diverses (drogue, alcool, dépendance affective, jeux, etc.).

  • L'abstinence totale est exigée, sinon il y a exclusion du centre de traitement (idem à la procédure employée au Québec dans les centres de traitement pour toxicomanes).

  • Un programme de base est offert à tous les clients, quelle que soit leur dépendance.

  • 1 ou 2 joueurs sont intégrés dans un groupe de 12 patients souffrant d'autres types de dépendance.

  • On procède de cette façon dans le but d'éviter la " ghettoïsation ", i.e. qu'une sous-culture de " gamblers " se recrée dans le centre de traitement, favorisant le sentiment d'appartenance (et de fierté) à ce groupe.

  • La thérapie avec ce groupe " multi-dépendant " dure 4 mois.

  • 1 fois par semaine, il y a réunion d'un groupe spécifique de thérapie pour les joueurs.

  • Différentes formes de thérapies sont appliquées (programme général) :

  • Médication.

  • Thérapie occupationnelle (loisirs).

  • Thérapie par le travail.

  • Aquathérapie (thérapie par l'eau).

  • Sports et gymnastique.

  • Entraînement autogénique.

  • Éducation à la santé (physique et mentale).

  • Leçon concernant la façon de gérer son quotidien.

  • Thérapie de groupe.

  • Thérapie individuelle.

  • Thérapie familiale.

  • Thérapie de groupe (réunions des joueurs ensembles) :

  • Dans son cheminement à travers le traitement, le client doit traverser 4 étapes :

  1. Motivation (il doit trouver des raisons d'arrêter de jouer qui sont suffisantes pour le motiver).

  2. Reconnaissance qu'il est malade (il doit arrêter de nier qu'il a des problèmes avec les jeux de hasard et d'argent).

  3. Changement dans les comportements.

  4. Prévention de la rechute.

  • Les groupes de thérapie inclus des clients situés aux différentes étapes du processus de traitement.

  • Les individus qui en sont aux étapes plus avancées ont une bonne influence sur ceux situés à des étapes inférieures.

  • Thérapie individuelle :

  • Chaque client est suivi individuellement par un(e) psychologue.

  • Chaque client est aussi vu individuellement par le thérapeute du groupe.

  • Celui-ci lui prodigue des conseils sur des sujets touchant la réinsertion sociale, tels que faire une demande d'aide-sociale, se trouver un logement ou faire un budget. 

  • Thérapie familiale :

  • La famille du patient apprend à lui laisser l'autonomie de payer ses dettes, pour

qu'il apprenne, étape par étape, à gérer correctement son argent.

  • Le patient est quelque fois le " symptôme " d'une famille malade. Par exemple, son problème de jeu peut servir de " cause commune " à ses parents, les gardant ainsi unis dans la tâche de l'aider. Dans ce cas. Lorsque le joueur n'a plus son problème, les parents n'ont pas d'autre choix que de voir la réalité : depuis longtemps, ils n'ont plus rien en commun en dehors de cette " cause ". Les parents, le ou la conjoint(e) peuvent offrir de la résistance au rétablissement du patient. La thérapie familiale aborde ce genre de problème.

EFFICACITÉ

    1 an   2 ans

  • Abstinents :  71 %   62 %

  • 1 rechute 6 mois

plus tard   7 %   14 %

  • Patients ayant

rechuté   22 %   24 %

  • Étude basée sur 49 sujets pour le suivi après 1 an et 25 sujets pour le suivi après 2 ans.

  • Ces résultats sont similaires à ceux obtenus avec des alcooliques.

  • Il existe au Québec au moins un centre traitant les problèmes de codépendance (à l'intérieur d'un organisme pour toxicomanes) qui s'appuient aussi sur une approche bio-psycho-sociale. Le traitement donné n'est pas exactement le même et il offre un service externe.

¨Lesieur (1992c) va dans le même sens que Achwarz et Lindner. Il soutient que  le  groupe spécifique des joueurs devrait :

  • Faire attention aux types de sorties qu'ils font (éviter les sorties reliées aux jeux de hasard et d'argent).

  • Focuser sur les 3 premières étapes des AA/GA (Browne, 1994 ; AA, 1984).

  1. Nous avons admis que nous étions impuissants devant le jeu (l'alcool) -  que nous avions perdu la maîtrise de nos vies.

  2. Nous en sommes venus à croire qu'une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous ramener à une façon normale de penser et de vivre (nous rendre la raison).

  3. Nous avons décidé de confier notre volonté et nos vies aux soins de cette Puissance supérieure (Dieu) tel que nous la concevions.

  • Faire (rajouter) des ateliers sur des sujets s'adressant et touchant spécifiquement le jeu et les joueurs.

  • Autres variantes.

  • À considérer quand le joueur (Rosenthal, 1992) :

  • Est incapable de cesser de jouer.

  • Manque de support de sa famille et de ses proches.

  • A des dépendances multiples ou une pathologie signifiante en comorbidité avec le jeu.

  • Est physiquement ou émotionnellement épuisée.

  • Est très dépressif.

  • Est suicidaire.

  • Envisage quelque activité dangereuse telle une agression sur autrui ou un acte illégal (vol, fraude, etc.).

  • Problèmes :

  • Les clients ont de la difficulté à  prendre en charge les responsabilités domestiques de la vie de groupe, trop habitués qu'ils sont d'être entièrement dépendant de l'équipe du centre de jour à ce niveau.

  • Il est essentiel de pouvoir offrir une stabilité dans la présence des intervenants afin d'assurer une continuité dans la relation client-intervenants.

 
   

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