Retour à la page index de la section "Écoles de pensée"

  1. Renforcement de l'engagement d'abstinence. Le joueur est arrivé aux stades plus avancés de  deuil et d'acceptation de l'abstinence.
  2. Le joueur a accepté le fait qu'il ne jouera plus, mais il ne s'est pas encore complètement orienté  vers une vie sans jeu.
  • Des techniques d'intervention de crise sont utilisées à la phase 1 et 2.
  • Une thérapie à court terme (thérapie béhaviorale) est entreprise en phase 3.
  • La phase 4 peut être traité par n'importe quelle thérapie à long terme telles la psychanalyse, une thérapie existentielle ou centrée sur le client (humaniste). 

§ Miller ne croit pas, comme les tenants des GA que le joueur doit avoir " touché le fond " avant de pouvoir entreprendre un traitement. Il croit qu'une thérapie peut aider l'individu à décider d'arrêter de jouer. Il mentionne cependant que les chances de succès sont moins  élevées avec cette clientèle.


AUTRES THÉRAPIES

LES PROGRAMMES AUX EMPLOYES (Lesieur, 1992)

POSTULATS

  • Certains aspects reliés au travail peuvent être des facteurs de risque du jeu pathologique.
  • Le stress.
  • La culture du jeu d'argent au travail (jeux de carte au dîner, groupe de loterie, etc.).
  • Les comportements d'acceptante du jeu d'un collègue (couvrir les absences du joueur, poinçonner  sa carte de temps, etc.).
  • L'insatisfaction du joueur envers son travail.
  • Le jeu compulsif a des conséquences sur le travail : absentéisme, fatigue, vol, etc.

TRAITEMENT

  • Implantation des services de thérapie au sein du programme d'aide aux employés existants.
  • Procuration d'aide aux employés et à leur famille.
  • Utilisation des ressources du milieu tel les groupes de GA ou, s'il n'y a pas assez de joueurs pathologiques dépistés, utilisation du groupe AA par ces joueurs, jusqu'à ce qu'ils soient assez nombreux pour la création d'un groupe GA. Justifiée par le partage du déni face aux problèmes, etc. et par une présence fréquente de comorbidité de l'alcool et du jeu.
  • Thérapie individuelle.
  • Thérapie de couple et familiale.
  • Thérapie transactionnelle (voir sous la rubrique du même nom, dans cet ouvrage).
  • Thérapie en centre de jour.
  • Respect de la confidentialité.
  • Formation, particulièrement aux superviseurs, patrons, employés des services de crédit, finance, paye et sécurité. Cette formation devrait inclure la reconnaissance des signes de problèmes avec le jeu (Lesieur fournit une liste d'indices aidant à la détection du jeu p. 47 et 48 ; Lesieur, 1992) et les services d'aide offerts.
  • Stratégies proactives :
  • Conférences données par des professionnels du jeu pathologique tels des psychologues.
  • Publication d'articles sur le jeu compulsif dans les moyens de communication internes.
  • L'inclusion du jeu pathologique dans la liste des services annoncés par le programme d'aide aux employés. Avec garantie de confidentialité.
  • Distribution de brochures et de dépliants sur le jeu pathologique.
  • Utilisation de 3 outils de dépistage : 
  • Le South Oaks Gambling Screen (SOGS) pour un dépistage rapide à partir de grand groupe (Lesieur & Blume, 1987).
  • Le DSM-IV de l'Association de Psychiatrie Américaine pour un diagnostique individuel (1996).
  • Le South Oaks Leisure Activities Screen (SOLAS) qui permet à la famille et/ou aux proches de dépister les joueurs dans leur entourage à partir d'une liste d'activités de loisir, incluant celles de jeu d'argent (Lesieur 1992c). 
  • Réduire les risques en évitant l'organisation de groupes de loterie ou de congrès dans des villes à haute incitation au jeu, tel Las Vegas.
  • Entreprendre de la recherche dans le but d'identifier si certains secteurs de travail ou profession sont plus à risque (ex : actuaires ou employés de casino).

EFFICACITÉ
  • Aussi efficace que les programmes existants déjà pour les dépendances chimiques. Efficacité surtout mesurée au niveau de la détection des cas et de la capacité d'offrir de l'aide (rejoindre les employés). Le type de traitement offert varie d'un endroit à l'autre et l'efficacité de ceux-ci dépendant plus du thérapeute que du programme aux employés.
   

Retour à la page index de la section "Écoles de pensée"