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AUTRES THÉRAPIES

LES TRAITEMENTS PHARMACOLOGIQUES

  • Selon le Dr Jean-Yves Roy (1998), dans les situations de stress le cerveau produit des endorphines, sorte de morphine naturelle, qui contribue à la production de dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur à effet exaltant et euphorisant qui joue un rôle clé dans la sensation de plaisir.
  • Le stress et la fatigue associés à la prise de risque et aux longues heures de jeu produiraient de la dopamine. C'est de cette substance et de son effet dont serait dépendant le joueur.
  • Différentes questions de recherches sont posées : les individus souffrants de dépendance, produiraient-ils moins de dopamine  ou trop d'hormones de stress ? Dans les deux cas, ces personnes tendraient donc à avoir des comportements (jeu compulsif, travail compulsif, etc.) ou à consommer des substances (drogues, alcool, etc.) favorisant la production de cette morphine naturelle que sont les endorphines (producteurs de la dopamine).
  • On ne sait pas encore ce qui est à la base de ce " manque " de dopamine. Certains chercheurs posent l'hypothèse d'un déséquilibre chimique (La Presse, 1998). Ces personnes prendraient moins de plaisir aux activités simple de la vie. D'autres chercheurs avancent l'hypothèse d'une anomalie génétique (Comings, 1998).Une telle anomalie (l'allèle D2A1) a été découverte au niveau du récepteur de la dopamine D2  chez 50.9 % des joueurs pathologique lors d'une étude portant sur 936 sujets. Elle prédisposerait au jeu pathologique et possiblement à toute une série de troubles de l'impulsion et de dépendance, dont l'alcoolisme.
  • Ces théories étant assez nouvelles, aucune étude n'a été encore effectuée sur les effets de l'administration de substances pharmacologiques favorisant la production de dopamine (substances qui joueraient donc le rôle des endorphines) dans le but de traiter le jeu pathologique.

ª Les  traitements suivants sont issus de l'inventaire des traitements somatiques du volume de Wildman, 1997.
  • Cohen et al, en 1984 ont utilisé des drogues, qui normalement contrecarrent l'euphorie induit par les produits opiacés, pour combattre l'excitation de l'action associée au jeu.
  • Ces drogues peuvent être le propranolol ou le clonidine.
  • Ce traitement peut être utile pour faire face aux symptômes de sevrage du jeu (agitation, nervosité, impatience, sueurs froides, moiteurs, mal de tête, douleur abdominal, nausée, mauvais sommeil).
  • McCormick, Russo, Ramirez et Taber en 1984 ont observé une comorbidité élevé entre le jeu pathologique et la dépression (66 % dépression majeure et 38 % hypomanie). Ils suggèrent donc de traiter le jeu compulsif avec les médicaments utilisés pour soigner la dépression.
  • Moskowitz en 1980 essaie sur trois patients l'utilisation du carbonate de lithium sur la base des similarités qu'il a observé entre le " high " du jeu et la manie. Il note une amélioration chez ces 3 sujets.
  • En 1992 et 1995, basé sur le lien soutenu par plusieurs chercheurs entre les troubles de contrôle d'impulsion et le trouble d'obsession-compulsion, la clomipramine (un inhibiteur de sérétonine) habituellement utilisé dans le traitement du trouble d'obsession-compulsion est mis à l'essai. Succès (sauf 1 rechute) sur 6 mois (Hollander, Frentel, Decaria, Trungold et Stein, 1992) et sur 10 semaines (Hollander et Wong, 1995).
  • Rosenthal en 1992 traite le trouble de déficit d'attention hyperactif résiduel du joueur avec du buproprion. Les résultats cliniques indiquent que ce traitement fait diminuer substantiellement les symptômes reliés au déficit d'attention chez les joueurs pathologiques.
  • Haller & Hinterhuber en 1994 utilise avec succès le carramazepine dans le traitement du jeu pathologique (abstinence). Cependant, ce résultat n'est basé que sur 1 sujet.
  • Utilisation en 1968 de la lobotomie préfontale. Procédure déplorée, même par les psychiatres de l'époque.


AUTRES THÉRAPIES


L'APPROCHE D'ÉQUIPE
(Franklin & Ciarrocchi, 1987)

  • Une équipe multidisciplinaire constituée de spécialistes et de pairs (ex joueurs) se partage les divers aspects du traitement.

  • Pour faire partie de l'équipe le pair doit avoir de 3 à 5 ans d'abstinence, être impliqué dans les GA et avoir la flexibilité nécessaire pour travailler avec une équipe multidisciplinaire (cette dernière variable étant mesurée dans une entrevue).

  • Tandis que le professionnel a la compétence pour établir les diagnostiques, la psychothérapie et l'évaluation du traitement, le pair établit une relation d'empathie avec